EUROPEAN ROYAL HOUSES

 

 

 

BEAUHARNAIS-LEUCHTENBERG 

The contention that there was no marriage between Nicholas Maximilianovich, prince Romanovsky, 4th Duke of Leuchtenberg, is not apparently accepted by the authors of any of the published genealogies devoted to either the Beauharnais family exclusively, the descendants of Josephine, or the descendants of the Russian Imperial House. No authoritative genealogical reference source entirely rejects the marriage, the Almanach de Gotha in later editions stating that it took place in 1879. 

The 1983 genealogy “La descendance de Pierre le Grand, Tsar de Russie” (1983) states that the marriage of Nicholas to Nadejda Serghievna Annenkov took place on Saint Petersburg on 5/17 July 1868, three months before the birth of their first son. In fact there is no published evidence to suggest that the marriage did not take place, whether in 1868 or 1879. Since there was no judicial or religious obstacle to the marriage, there was no reason why Nicholas would not have married his lover. She was from a minor noble family and while ranking below him, evidently not a social embarrassment. Since he was prepared to incur Imperial disapproval by making the alliance public anyway and claiming that he married her, why ever would he not have gone through a marriage ceremony? 

The Bavarian privileges attached to the title of prince of Eichstadt were resigned by his father (which had given him a substantial territory that he now returned to the royal family and the position of 1st noble of the Kingdom) while retaining the titles and style thereof. There seems no reason, therefore, to deny the descendants of Nicholas Maximilianovich either the succession to the original creation of the duchy of Leuchtenberg or the Princly Eichstadt title.  

As for the title of Duke of Navarre, the French Imperial decree concerning it is given here below. Majorats were extinguished under the third republic so had the succession issue arisen later there could have been no objection to the Duke of Leuchtenberg inheriting the title. In 1858, however, France and Russia were just recovering from the aftermath of the Crimean War and the Navarre properties usefully accrued to the Imperial Treasury. It does not seem, however, that this decree permanently extinguished the title of Duke of Navarre, but only rendered it uninheritable as long as the heir was not French. It would be interesting to see the consequences of an application to the Garde des Sceaux today. 

DECREE CONCERNING THE DUCHY OF NAVARRE AND THE SUCCESSION TO THE TITLE AND MAJORAT THEREOF. 

CONSElL D RTAT. 

Majorat.  Le duché de Navarre.— les héritiers du duc de Leuchtenberg contre le ministre des finances

 Présidence de M. Boudet

Séance du 10 août —Approbation impériale du ler septembre. 

L'empereur Napoléon Ier constitua en 1810, au profit de l'impératrice Joséphine, un majorat composé du domaine de Navarre, érigé en duché. Après elle, les princes Auguste et Maximilien, fils du prince Eugène, ont jouis successivement des biens formant la dotation de ce majorat, et représentés aujourd'hui par une rente de 62,919 fr. 

A la mort du prince Maximilien de Beauharnais, duc de Leuchtenberg, son fils ainé, le prince Nicolas Maximilianowitch réclama cette partie de son héritage. Le ministre des Finances, considérant que ce prince, ainsi que ses frères , petits‑fils de l'empereur Nicolas de Russie, et par conséquent étrangers, ne pouvaient remplir les obligations que le décret du Ier mars 1808 impose aux possesseurs de majorats; que notamment ils ne pouvaient prêter le serment prescrit par les articles 37 et 38 de ce décret, rejeta la reclamation. 

Un pourvoi a eté formé contre cette décision par la grande‑duchesse Nicolaewna, veuve du duc de Leuchtenberg, au nom de ses fils mineurs. 

Me Paul Favre, son avocet, a soutenu que si, à raison de leur qualité d'étrangers, les fils du duc de Leuchtenberg étaient incapables d'hériter du titre, ils n'en étaient pas moins aptes à y recueillir les biens formant la dotation du majorat, lesquels, dans la pensée du fondateur, devaient rester à perpétuité l'apanage des descendants de l'impératrice Joséphine. 

Mais le conseil, après avoir entandu M. Leviez, commissaire du gouvernement, qui a conclu au rejet du pourvoi, a statué en ces termes: 

" Napoléon, etc., 

" Vu le décret du 30 mars 1800, le sénatus‑consulte du 14 août 1806, le décret du Ier mars 1808;

" vu le décret du 26 août 1815

" Ouï M. Marchand, conseiller d'État, en son rapport;

" Ouï Me Fabre avocat de la grande‑duchesse Marie‑Nicolaevna de Russie,, veuve du duc de Leuchtenberg, en ses observations;

" OUI M. Leviez, maitre des requetes, commissaire ,du gouvernement, en ses conclusions:

" Considérant que, par lettres patentee en date du 9 avril 1810, le domaine de Navarre a été érigé en duché de l'Empire avec les biens y attachés; que le titre et la dotation sont indivisibles, et qu'il n'y a lieu de distinguer entre la jouissance des honneurs attachés au titre de duc et la jouissance de la dota­tion afrfecté au maintien de ce titre. 

" Considerant que, de la teneur de ces lettres patentee, du sermrent qu`ell's imposent au prince appelé à recueillir le duché de Navarre, ainsi que du titre même de la possession qui lui est concédé, il résulte que le ducbé de Navarre ne peut ètre transmis qu'à un Français; 

" Considérant que le prince Nicolas Maximilianovitsch et les princes ses frères ne se présentent pas au titre de Francais, et ne réclarnent pas cette qualité; 

" Que S. A. 1. Ia grande-duchesse, aux droits et qualités qu'elle agit, ne conteste pas que les princes ses fils vent nés princes russes, ayant droit éventuel à l'hérédité de la cou­ronne; 

" Que, dans ces circonstances, c'est avec raison qu'il a été decidé par notre ministre des finances que le prince Nicolas Maximilianovitsch et ses frères ne vent pas aptes à réclamer les biens composant la flotation affectée au titre de duc de Navarre par les lettres patentes du 9 avril 1810. 

Article Ier.—La requête à nous présentée au nom de S. A. 1. madame la duchesse Nicolaevna de Russie, veuve de S. A. 1. Maximilien‑Eugène-Joseph, duc de Leuchteriberg, prince d'Eichstaet est rejetée.