THE ROYAL HOUSE OF BOURBON

 

DOC 2. LETTER FROM THE MARQUIS DE TORCY
TO THE EARL OF OXFORD 18 Mar 1712

"La France ne peut jamais consentir à devenir province de l’Espagne, et l’Espagne pensera de même à l’égard de la France. Il est donc question de prendre des mésures solides pour empêcher l’union des deux monarchies; mais-on s’écarterait absolument du but qu’on se propose …. Si l’on contrevenait aux lois fondamentales du royaume. Suivant ces lois, le prince le plus proche de la couronne en est héritier nécessaire …il succède, non comme héritier mais comme le maitre du royaume don la seigneurie luy appartiens, non par choix, mais par le seul droit de sa naissance. Il n’est redevable de la couronne ni du Testament de son prédécesseur, ni à aucun édit, ni à aucin décret, ni enfin de la liberalité de personne, mais à la loi. Cette loi est regardée comme l’ouvrage de celui qui a établi toutes les monarchies, et nous somme persuadés, en France, que Dieu seul la peut abolir. Nulle renonciation ne peut donc la détruire, et si le Roi d’Espagne donnait la sienne, pour le bien de la paix et par obéissance pour le Roi son grand-père, on se tromperait en la recevant comme un expédient suffisant pour prévenir le mal qu’on se propose d’éviter".[Ministry of Foreign Affairs, Mémoires et Documents, Espagne, Renonciations du Roy d'Espagne, vol 54, 10, pp.233 r-234 v].

In a letter of the same date addressed to Lord St John, British Secretary of State, Torcy wrote in the name of his royal master: "Ce serois un bien de pouvoir mettre en usage l’expedient que vous proposer pour empêcher a jamais le grand inconveniens de l’union des deux Couronnes de France et d’Espagne; mais il ne faus par dans ces occasions bâtir sur le sable, es prendre inutilement des precautions pour assurer des actes qui d’eux mêmes seroiens nuls; En voulans eviter un mal, ou tombeau en d’autres beaucoup plus dangereux." [ibid. pp. 235 r-v]

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